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photographie / aspect / mouvement / sens de déplacement / récurrence / passage / non-lieu
flux
Le mur, séparation entre l’autoroute et le Rhône, est précisément la délimitation entre plusieurs productions de mouvement. En tant que plan fixe, présent depuis le début des années 60 et non modifié depuis sur tout l’espace du quai sous le Pont Mistral, les mouvements extérieurs sont d’autant plus notables.

Différentes formes de flux sont remarquables : flux de déplacements d’individus (les gens se déplacant sur le quai) en plusieurs sens possible, flux de mouvements dû aux transports sur l’autoroute en uniquement deux sens de circulation, flux de mouvements du courant du Rhône dans un sens unique (nord-sud).

Ces flux ont forcément évolué dans le temps, comme vu dans la partie historique, la création du port créait certains flux et un accès plus facile au Rhône et donc des déplacements de manière plus aléatoires et non pas dans uniquement deux sens de circulation. Le commerce induit par le vieux port permettait des mouvements sur l’eau, dans deux sens de circulation, ainsi qu’une dynamique plus aléatoire sur le port lui même, entre les besoins de chargement et déchargement de marchandise, travail sur le port ou simplement flânerie des habitants.

Aujourd’hui le port a disparu, laissant place au quai mistral, les flux sont largement moins importants notamment par le manque d’accès et de communication sur le lieu. La fréquence des flux est moindre, de long en large du quai et sur sa largeur. Ce sont les flux de déplacements d’individus.

Les flux de mouvements dû aux transports sont majoritairement sur l’autoroute A7, ils sont réguliers, très importants et cependant variables en fonction des horaires et événements. Durant les heures de pointes et/ou vacances, le trafic est ralenti car saturé, autrement il reste fluide. Les dimanches et jours fériés offrent une accalmie dans le régime de passage sur l’autoroute. On constate bien que ces flux dans les deux sens de circulation sont intimement liés à des phénomènes extérieurs au quai, ils sont indépendants, mais dépendants des usagers de la route.

Le courant du Rhône est en sens unique, plus ou moins régulier en fonction des intempéries, uniquement dans un sens (nord-sud), il est bien impossible de se placer au sud du quai, laisser flotter un élément et espérer le retrouver au niveau d’un point plus au nord du quai. Cependant, on a constaté des inondations, notamment fin des années 20, donc le flux du Rhône à la possibilité de se déplacer en un sens horizontal, et deux de manière verticale : de haut en bas.

Après une nouvelle observation des photographies prises depuis Guillerand Grange, il est possible de déduire deux autres flux sans passée par une vue aérienne mais plus frontale : nous avions le Rhône, le mur et l'A7; il est possible de rajouter la végétation (qui évolue en fonction des saisons) et le ciel (qui change en fonction des intempéries et fait entrer en jeu le vent).

Introduire le vent fait varier les flux étudiés, le Rhône ira plus vite, la présence sur le quai sera de plus en plus rare (même si il n'est déjà pas fréquenté), la circulation devrait aller plus lentement et subit quelques déviations à cause de la force exercée par le vent, la végétation se mouvera de manière aléatoire dans la mesure du plausible, et le ciel (si couvert) évoluera de manière visible.

D'après la définition du Non-lieu de Marc Augé, l'autoroute s'y adapte car il s'agit d'un espace de déplacement purement commercial et sans portée sociale : les usagers ne se parlent pas, ils utilisent les routes mais n'ont pas de moyen de communiquer même frontalement car séparés par une bordure en béton.

Contrairement à l'autoroute, le quai est supposé être considéré comme un lieu, or il n'est pas aménagé pour permettre des interractions entre usagers : les habitants des péniches ne sont pas présents, les grapheurs ne sont pas réguliers (ils reviennent sur le lieu de manière annuelle mais pas quotidienne, les graphs existants sont peu recouverts par de nouveaux graphs,...). Peut-on encore parler de lieu ?

Ceci dit, en se basant sur un point fix, le constat le plus évident est que chaque type de flux est un lieu de passage. L'autoroute permet une traversée de Valence sans s'y attarder, le Rhône déporte ce qui peut y flotter selon le sens du courant, le mur est investi mais de manière ponctuelle. Pour le dernier flux (qui serait composé de la végétation et du ciel) on ne peut que difficilement parler de lieu.

L’ensemble des trois premières visites ne m’a pas éclairée sur une notion de flux, elle m’a été induite par un cheminement lors des recherches.

Quatrième visite au pied du mur : en fin de journée, c’est bien le son du trafic routier qui se démarque, le mur étant dé-saturé, le vent violent donc le courant du Rhône très important. Les reflets le font se distinguer et notre attention est captivée par les flux.

Penser le déplacement et l’utilité, du quai, ses alentours et les éléments qui interagissent.

Comparer les différents flux.

Observer de manière formelle, à l'aide de signes et/ou d'indications ces déplacements.

Système de récurrence et d'aléatoire.

Système de flux vu depuis Guillerand Grange (Rhône, quai, route, arbres, ciel).

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Différents plans, un mouvement par plan du plus systématique au plus aléatoire.

Expression du mouvement à l’encre argent, différents mouvements en fonction de la partie de l’objet.

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