Le courant du Rhône est en sens unique, plus ou moins régulier en fonction des intempéries, uniquement dans un sens (nord-sud), il est bien impossible de se placer au sud du quai, laisser flotter un élément et espérer le retrouver au niveau d’un point plus au nord du quai.
ERNEST
D'après la définition du Non-lieu de Marc Augé, l'autoroute s'y adapte car il s'agit d'un espace de déplacement purement commercial et sans portée sociale :
les usagers ne se parlent pas, ils utilisent les routes mais n'ont pas de moyen de communiquer même frontalement car séparés par une bordure en béton.
Contrairement à l'autoroute, le quai est supposé être considéré comme un lieu, or il n'est pas aménagé pour permettre des interractions entre usagers :
les habitants des péniches ne sont pas présents, les grapheurs ne sont pas réguliers (ils reviennent sur le lieu de manière annuelle mais pas quotidienne, les
graffs existants sont peu recouverts par de nouveaux graffs,...). Peut-on encore parler de lieu ?
Ceci dit, en se basant sur un point fix, le constat le plus évident est que chaque type de flux est un lieu de passage. L'autoroute permet une traversée de Valence sans s'y attarder, le Rhône déporte ce qui peut y flotter selon le sens du courant, le mur est investi mais de manière ponctuelle. Pour le dernier flux (qui serait composé de la végétation et du ciel) on ne peut que difficilement parler de lieu.